Résultats


**PWB075

2013 - 2018

Incidence de l’ammoniac sur le bien-être de la volaille

Principal Investigator: Alexandra Harlander-Matauschek, Université de Guelph
Co-chercheurs: Tina Widowski, Université de Guelph; Bill Van Heyst, Université de Guelph; James Squires, Université de Guelph; Stephanie Torrey, Université de Guelph
Situation: Complété

Objectif

Étudier les effets du fumier, principale source d’émissions d’ammoniac dans les poulaillers, sur la santé et le bien-être des oiseaux, et aider à fixer des objectifs d’émissions acceptables dans les poulaillers.

Renseignements généraux

L’ammoniac est un gaz nocif associé au fumier de volaille produit par la décomposition microbienne de composés azotés, en particulier de l’acide urique présent dans le fumier. Il existe trois manières possibles pour la volaille d’être exposée au fumier et au gaz de fumier (soit par ammoniac volatilisé, par contact direct du derme ou par voie orale), et la mesure dans laquelle chaque mode d’exposition influence négativement ou pénalise la santé et le comportement des oiseaux demeure incertaine. Des concentrations élevées d’ammoniac occasionnent des problèmes de santé pouvant mener à un apport sensoriel de l’environnement réduit ou altéré, pouvant du coup influencer le comportement. L’exposition orale par laquelle la volaille entre en contact avec le fumier et l’ammoniac est mal documentée et souvent négligée. La capacité d’un animal à réagir directement et à adapter son comportement aux stimuli environnementaux se définit comme étant la souplesse comportementale. Celle-ci exprime le degré d’adaptation d’un comportement en fonction des stimuli provenant du milieu. Les espèces de volaille qui vivent dans des milieux physiques et sociaux complexes nécessitent un certain degré de souplesse comportementale. On pourrait faire l’hypothèse qu’une exposition chronique à des agents stressants externes comme le fumier et le gaz de fumier altère la physiologie et la réaction aux stimuli externe de l’oiseau. Bien qu’il existe plusieurs stratégies d’atténuation des émissions d’ammoniac des poulaillers, la plupart d’entre elles supposent d’empêcher l’ammoniac d’interagir avec l’azote après avoir été excrété par l’oiseau. De plus, une diète faible en protéines brutes peut réduire efficacement l’azote dans les déjections, offrant un potentiel moindre de conversion microbienne en ammoniac. Cependant, les conséquences d’une diète faible en protéines visant à réduire l’azote dans les déjections, d’un point de vue foie gras, sur la santé et le bien-être de l’oiseau n’ont jamais été étudiées. Jusqu’à maintenant, la majorité des recherches sur les incidences négatives du fumier sur la volaille ont été axées sur les effets de l’ammoniac atmosphérique sur le rendement avicole et sur les dommages à la muqueuse, aux voies respiratoires ou au système tégumentaire, ainsi que sur la capacité des oiseaux à détecter et à éviter les concentrations d’ammoniac dans l’air. Aucune étude n’a encore porté sur les préférences comportementales de l’oiseau en ce qui concerne le fumier et le gaz de fumier; il s’agit d’un déficit de connaissances majeur. Par conséquent, cette recherche a pour objectif  de combler ce déficit par des essais vérifiant si des concentrations pertinentes de fumier ou de gaz de fumier peuvent influencer le comportement et la santé de l’oiseau. Précisons que dans la recherche proposée, nous voulons déterminer si le contact avec le fumier garde la volaille en santé et apporte à l’oiseau ce qu’il semble désirer.

Financement

598 301 $ (558 301 $ AAC/CRAC, 40 200 $ Les Producteurs d’œufs du Canada)

GF2_colour_en_fr

*Ce projet faisait partie de la Grappe de la science avicole de 2013-2018 qui a reçu l’appui d’AAC dans le cadre de Cultivons l’avenir 2, une initiative fédérale-provinciale-territoriale.


Retour