Résultats


AMN002

2004 - 2006

Épidémiologie moléculaire de l’entérite nécrotique

Principal Investigator: Patrick Boerlin, Université de Guelph
Co-chercheurs: John Prescott, Bruce Hunter, Wayne Martin, Gabhan Chalmers (étudiant à la maîtrise és sciences), Université de Guelph
Situation: Complété

Renseignements généraux

Clostridium perfringens est une bactérie que l’on retrouve couramment dans diverses espèces d’animaux sains, dont les poulets. Cette bactérie est cependant reliée à l’entérite nécrotique (EN). On possède peu d’information sur le développement de l’EN ainsi que sur le rôle de C. perfringens et on ne connaît pas vraiment les raisons pour lesquelles certaines souches de la bactérie causent la maladie. Le projet visait à examiner les souches présentes dans les poulets et à comparer leur diversité dans des poulets et entre des poulets différents dans un élevage commercial de poulets à griller et à déterminer si la diversité des souches change lorsque les poulets sont atteints de la maladie.

Progrès réalisés

Les techniques utilisées pour déterminer la diversité des souches exigent énormément de temps. L’équipe de M. Boerlin a donc mis au point des techniques moins laborieuses qui peuvent être en grande partie automatisées. L’équipe a utilisé ces techniques durant le projet et elles feront partie des prochaines études. M. Boerlin a d’abord examiné la diversité des souches de C. perfringens dans une ferme d’élevage de poulets à griller. Il a constaté qu’elle était faible. Lors d’études semblables en Europe où l’utilisation d’antimicrobiens est restreinte, on a noté que la diversité était plus élevée. M. Boerlin pose en hypothèse que l’utilisation de la bacitracine a concentré la population de C. perfringens dans quelques souches résistantes. Des échantillons de poulets non infectés ont été comparés à ceux de poulets provenant de poulaillers n’ayant jamais été infectés. Les souches de C. perfringens provenant de poulets infectés et de poulets sains se trouvant dans le même poulailler présentaient le même type génétique. Cependant, les éclosions différentes de la maladie ont été associées à des souches génétiquement différentes. La plupart des isolats provenant de poulets infectés ont également réagi positivement aux tests pour la toxine NetB, qui a récemment été reconnue comme un facteur contribuant à l’EN. Globalement, ces résultats démontrent qu’un élément peut être transféré entre les souches, entre autres, le gène netB, et influe sur la capacité de la souche de causer l’entérite nécrotique. On a également prélevé des échantillons de poulets exposés à C. perfringens pour causer artificiellement la maladie. Toutes les souches testées avaient le gène netB, mais la mesure dans laquelle elles ont causé l’EN variait. On peut déduire ici que le gène netB peut seulement être un facteur contributif et que d’autres facteurs, entre autres, les pratiques de gestion, peuvent également être en cause. D’autres études sont prévues pour déterminer les effets de différentes pratiques de gestion sur les populations de C. perfringens.

Financement

107 000 $ (CRAC 70 000 $, PIC 37 000 $)

Publications

Chalmers, G., S. W. Martin, D.B. Hunter, J.F. Prescott, I. J. Weber, and P. Boerlin. 2008 Genetic diversity of Clostridium perfringens isolated from healthy broiler chickens at a commercial farm. Vet. Microbiol. 127:116-127. Chalmers, G., S.W. martin, J. F. Prescott, P. Boerlin. 2008. Typing of Clostridium perfringens by multiple-locus variable number of tandem repeats analysis. 128:126-135. Chalmers, G., H. L. Bruce, D. L. Toole, D. A. Barnum, and P. Boerlin. 2007. Necrotic enteritis potential in a model system using Clostridium perfringens isolated from field outbreaks. Av. Dis. 51:834:839.

Retour