Résultats


AMN004

2004 - 2007

Comprendre le mécanisme de colonisation de la volaille par Campylobacter jejuni

Principal Investigator: Brenda Allan, Vaccine and Infectious Disease Organization
Situation: Complété

Renseignements généraux

Campylobacter jejuni est la principale cause de la gastro-entérite chez l’homme en Amérique du Nord. Chez la volaille, la bactérie réside dans l’intestin sans l’affecter. Les produits avicoles contaminés sont une des sources de l’infection humaine. Le but à long terme de cette recherche est de réduire ou d’éliminer C. jejuni chez la volaille par la vaccination. La première étape consiste à mieux comprendre le mécanisme de colonisation de la bactérie dans l’intestin de la volaille.

Progrès réalisés

On sait que certaines souches de C. jejuni colonisent mieux l’intestin de la volaille que d’autres bactéries. La recherche vise à trouver les facteurs y contribuant. Une démarche consiste à introduire des mutations génétiques aléatoires dans des souches de laboratoire de la bactérie pour tester leur virulence. On pourra ensuite corréler la capacité à coloniser et les différences génétiques spécifiques. Les chercheurs avaient d’abord proposé d’utiliser la mutagénèse étiquetée par une séquence (STM) pour introduire et évaluer les mutants. Cependant, à l’étape de la planification, un autre groupe de scientifiques ont amorcé un projet semblable en utilisant la même technique. Au lieu de chevaucher ces travaux, Mme Allan a décidé d’utiliser la technologie d’expression in vivo par recombinaison (RIVET) qui, dans d’autres organismes peut repérer les gènes non décelés par la STM. Malheureusement, Mme Allan et son groupe n’ont pu surmonter certaines difficultés techniques attribuables surtout à la construction plasmidique pour utiliser la méthode RIVET. Le projet a donc été réorienté : tester les échantillons bovins, avicoles et humains pour la présence de C. jejuni et comparer les isolats afin de trouver les fréquences relatives des divers gènes pouvant être la cause de la virulence. Au total, 49 échantillons de bovins et 50 d’humains ont été testés pour déceler la présence de 14 gènes de facteur de virulence possible (tel qu’indiqué dans la documentation). Les résultats de ce test ont été comparés à ceux obtenus avec les échantillons de volaille testés lors d’un projet différent.

Résultats

Tous les gènes de facteur de virulence possible ont été détectés dans 20 % des échantillons. Environ 60 % des échantillons contenaient les gènes, sauf la protéine virB11. On n’a relevé aucune différence entre les échantillons bovins et humains. Certains gènes ont été décelés moins souvent dans les échantillons de volaille, mais on n’a repéré aucune différence marquée entre les échantillons bovins, humains et avicoles. Ces résultats indiquent que les bovins peuvent être un bassin pour les souches de Campylobacter qui colonisent la volaille et les humains.

Travaux à venir

Certains isolats de C. jejuni ont plusieurs gènes à virulence présumée et d’autres en ont peu. Ces deux catégories de souches seront testées afin de connaître leur capacité à coloniser les poussins. On utilisera deux modèles animaux. Modèle standard tous les oiseaux recevront oralement une dose de 0,5 ml de C. jejuni. On surveillera la colonisation des oiseaux en effectuant des cultures avec des écouvillons cloacaux sur milieu Karmali (Bacto) dans des conditions microaérophiles. On a testé au préalable cinq oiseaux de chaque groupe pour déceler la présence de C. jejuni. Les oiseaux seront conservés pendant sept jours après le test de provocation et ils seront ensuite euthanasiés par dislocation cervicale. On collectera dans des conditions aseptiques des échantillons caecaux pour réaliser une évaluation quantitative de la colonisation le jour 7. Transfert horizontal on évaluera la capacité de C. jejuni à coloniser des oiseaux provoqués oralement et des oiseaux non provoqués qui sont mis en contact avec eux. Seulement 20 % des oiseaux seront provoqués et marqués pour identification. Tous les oiseaux seront traités de la façon indiquée ci-dessus. Les deux modèles permettent d’évaluer l’étendue du potentiel de colonisation et de faire la distinction entre les différents mutants. Ces travaux peuvent dégager de l’information utile pour la détermination des facteurs impliqués dans la colonisation par C. jejuni.

Financement

100 000 $ (CRAC)

Publications

Hannon SJ, Taboada EN, Russell ML, Allan B, Waldner C, Wilson HL, Potter A, Babiuk L, Townsend HG. Genomics-based molecular epidemiology of Campylobacter jejuni isolates from feedlot cattle and people in Alberta, Canada. J Clin Microbiol. 2008 Nov 26

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