Résultats


CTM022

2007 - 2009

Utilisation de la thyroxine alimentaire comme procédure de remplacement pour la mue des dindes de reproduction

Principal Investigator: Grégoy Bédécarrats, Université de Guelph
Situation: Complété

Objectif

  1. établir si une dose élevée de thyroxine (40 ppm) provoquera la mue chez la dinde en ayant des répercussions minimes sur la santé et le bien-être de l’oiseau;
  2. établir si les dindes ayant reçu un apport en thyroxine peuvent entrer dans un second cycle de reproduction.
Le but à long terme de la recherche est de mettre au point des protocoles de mue qui pourraient être utilisés à grande échelle et qui serait éthiquement acceptable à l’industrie et le public.

Renseignements généraux

La sélection génétique a considérablement haussé la production des poules reproductrices, mais de telles avancées n’ont pas été faites pour les dindes de reproduction. Les stocks sont remplacés à mesure que la ponte diminue. Cette méthode fonctionne seulement lorsque les stocks de remplacement sont suffisants. En cas de rupture de stocks, entre autres, lors d’interdictions de circulation imposées à la suite de l’éclosion d’une maladie, il faudra peut-être trouver d’autres façons de maintenir la production d’œufs fertiles. La mue est une procédure qui permettrait de « rafraîchir » le troupeau et en tirer un second cycle de production après l’interruption du premier. Les méthodes traditionnelles – éclairage intensif, restriction de l’apport en eau et en alimentation – sont efficaces pour provoquer la mue, mais posent de sérieuses questions concernant le bien-être de l’oiseau. On a constaté qu’un apport en thyroxine à l’alimentation est efficace chez le poulet et le but du projet est d’établir si cette méthode peut &ecric;tre adaptée à la dinde.

Progrès réalisés

Un essai préliminaire a démontré qu’un apport de 40 ppm de thyroxine provoquera la mue chez les dindes en fin de cycle de ponte. La thyroxine réduit l’appétit et le poids et stoppe la production d’œufs dans les 25 jours suivant le traitement. Après le traitement, les dindes ont repris et même surpassé les taux de consommation d’aliments et ont regagné leur poids initial. Lorsque l’essai a pris fin le jour 37 (27 jours après la fin du traitement), la plupart des dindes avaient remplacé les plumes perdues pendant la mue et plusieurs dindes traitées ont recommencé à pondre. La réduction de la photopériode à g heures par jour (comparativement à 14 heures) a semblé induire la mue plus rapidement. Aucun effet néfaste n’a été relevé pendant l’essai.

Travaux à venir

Un essai dose-effet est prévu pour déterminer la dose minimale de thyroxine pouvant induire la mue et établir si les dindes traitées peuvent reprendre un cycle reproducteur. On établira également si une photopériode de 6 heures pendant 6 &agrae; 12 semaines aura une incidence sur la production d’œufs. On mesurera les niveaux de thyroxine et de corticostérone dans les échantillons de plasma recueillis pendant cet essai et l’essai précédent.

Financement

78 816 $ (39 495 $, Office canadien de commercialisation du dindon, 4 080 $ Hybrid Turkeys (en nature), 18 455 $ CRSNG, 16 786 $ MAAARO)

Retour