Résultats


**PWB070

2013 - 2018

Développement du vol et de la capacité locomotrice chez les pondeuses

Principal Investigator: Alexandra Harlander-Matauschek, Université de Guelph
Co-chercheurs: Tina Widowski, Université de Guelph; Hanno Wuerbel, Université de Berne, Suisse
Situation: Complété

Objectif

Étudier le développement de la capacité locomotrice dans les airs et sur le sol chez les poulettes et les pondeuses, les préférences des oiseaux par rapport au vol et à la marche, et la pertinence de ces connaissances dans une optique d'élevage et d'hébergement adéquats des poulettes et des pondeuses dans les systèmes de volières.

Renseignements généraux

Dans des conditions naturelles, la volaille domestique passe 70 % de son temps à chercher de la nourriture en marchant sur le sol. Ses capacités de vol sont limitées et la poule domestique ne cherche de refuges élevés que lorsqu’elle est menacée ou pour se percher. Lorsqu’elle veut se percher, elle s’envole jusqu’à la branche la plus basse d’un arbre et atteint le sommet en volant d’une branche à l’autre. Pour redescendre, elle vole jusqu’au sol. La poule n’utilise ses ailes que pour de brefs vols évasifs, mais elle est aussi capable de fuir ses prédateurs à la course. Lorsqu’il court à l’extérieur, cet oiseau humicole bipède court et bat des ailes en même temps. En cage, les oiseaux sont incapables d’adopter des comportements propres à leur espèce, comme la liberté locomotrice. Devant la critique et la pression des consommateurs, on s’attend à ce que le volet sans cage de l’industrie canadienne de la production d’œufs se développe. Comme solutions de rechange aux systèmes avec cage, il existe les systèmes de volières à un étage ou à plusieurs étages. Les volières et perchoirs offrent certes une liberté locomotrice, mais ils sont aussi associés à un risque accru de fracture osseuse. La mobilité accrue augmente aussi le risque de collision en vol ou lors d’un saut. On constate davantage de fractures du bréchet dans les systèmes sans cage; en effet, le taux d’incidence des fractures du bréchet dans les systèmes sans cage varie entre 52 % et 80 %. Or non seulement ces fractures peuvent-elles être douloureuses, elles compromettent aussi la mobilité de l’oiseau. Cela soulève donc la question de savoir si les oiseaux élevés dans des systèmes autres que les cages puissent voir leur capacité locomotrice (sur le sol et dans les airs) surtaxée. Il n’existe pas de renseignements scientifiques sur la capacité locomotrice sur le sol et dans les airs, sur les préférences des pondeuses quant au vol et à la marche, et sur la pertinence de ces connaissances dans une optique d'élevage adéquat des poulettes et des pondeuses dans les systèmes sans cage. Ce projet vise à aborder le développement et la capacité locomotrice chez les poulettes et les pondeuses et à évaluer les différences entre elles d’une souche à l’autre de sorte que le passage à des systèmes sans cage au Canada apporte l’amélioration désirée du bien-être des poules en pratique.

Financement

200 120 $ (160 120 $ AAC/CRAC*, 40 000 $ Les Producteurs d’œufs du Canada)

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*Ce projet faisait partie de la Grappe de la science avicole de 2013-2018 qui a reçu l’appui d’AAC dans le cadre de Cultivons l’avenir 2, une initiative fédérale-provinciale-territoriale.


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