Résultats


PWB084

2015 - 2017

Le traitement par infrarouge du bec influence-t-il les jeunes poulettes – comportement, consommation d’eau et capacité à picorer?

Principal Investigator: Karen Schwean-Lardner, Université de la Saskatchewan
Co-chercheurs: Hank Classen, Université de la Saskatchewan; Trever Crowe, Université de la Saskatchewan
Situation: Complété

Objectif

Déterminer si le traitement par infrarouge du bec influence le comportement, la consommation d’eau et la capacité à picorer des jeunes poulettes.

Renseignements généraux

Le traitement du bec demeure l’une des façons les plus efficaces de limiter le cannibalisme dans le secteur avicole. Cependant, malgré l’existence de preuves indiquant que le traitement du bec par infrarouge (IR) est moins nuisible au bien-être des oiseaux servant à la production d’œufs que les autres formes classiques d’épointage, il existe encore des préoccupations sociétales quant à toute forme d’altération du bec. Des évaluations comportementales périodiques ou à court terme de poulettes traitées ont bien été réalisées dans le cadre de programmes de recherche, mais dans peu de cas a-t-on procédé à une analyse détaillée comparant le comportement de poulettes traitées par infrarouge à celui de poussins non traités (référence). Il est important de comprendre le comportement de ces poulettes; cela pourrait donner des pistes pour l'évaluation visant à déterminer si un traitement d’épointage bien réalisé (au moyens de réglages précis) occasionne des changements dans les comportements, dont la fréquence et la durée de l’alimentation, la mobilité, les comportements de confort et divers types de stéréotypes et de becquetage des plumes. Par ailleurs, il est possible, bien que non confirmé scientifiquement, que les poulettes traitées par IR puissent avoir de la difficulté à s’abreuver dans les abreuvoirs à tétine répandus. Le cas échéant, l’incidence de poussins morts de faim ou déshydratés, l’apport en nourriture et le taux de croissance pourraient se dégrader, ce qui peut par la suite influencer la taille des oiseaux adultes et, ultimement, la taille des œufs. Il est donc important de comprendre s’il s'agit vraiment d’un problème, et cela pourrait mener à une amélioration des conditions de gestion visant à enrayer ce problème s’il en est un. Enfin, il est aussi intéressant de comprendre si le poussin souffre lors de l'épointage de son bec. En effet, dans la majorité des recherches publiées sur le sujet, cela a été confirmé par surveillance comportementale, bien que cette preuve ne soit pas irréfutable. Par conséquent, l’utilisation d’autres techniques (comme la mesure de la force du becquetage) pour déterminer s’il y a de la douleur lors de la phase d’épointage qui limite la force de becquetage du poussin contribuera aussi à définir la question. Il est essentiel de comprendre les conséquences des pratiques de gestion sur les oiseaux. Cette étude portera sur les trois problèmes décrits précédemment et vise à fournir de précieux renseignements détaillés sur les incidences que ce traitement a ou n’a pas sur le comportement des poulettes productrices d’œufs, et pourrait mener à des améliorations dans les pratiques de gestion qui interviennent dans l’élevage de ces poulettes pour accroître le bien-être et la productivité des oiseaux.

Financement

176 407 $ (38 375 $ CRAC, 88 032 $ CRNSG, 25 000 $ Saskatchewan Egg Producers, 25 000 $ Nova-tech)

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