Résultats


UAB005

mai 2004 - avril 2006

Incidence du moment propice à l’apport en protéines et des modèles de croissance sur l’efficacité de reproduction des poules reproductrices de type à griller

Principal Investigator: Frank Robinson, Université de l’Alberta
Co-chercheurs: Rob Renema, Martin Zuidhof, Ali Pishnamazi (PhD), Nicholas Wolanski (MSc), Felicity Dennis, Nigel Davidson (techniciens)
Situation: Complété

Objectif

Les objectifs particuliers sont les suivants : établir l’effet du moment de l’augmentation ou de la diminution de l’apport en protéines alimentaires sur la croissance et le dépôt du muscle de la poitrine. Cette information permettra de savoir si des oiseaux plus charnus maintiennent le tissu du muscle de la poitrine au détriment de la production d’œufs; caractériser la physiologie de la réponse reproductive (maturation reproductive, caractéristiques de production des œufs, durée de la fertilité, éclosabilité) sous apport en protéines normal et de remplacement; utiliser les âges hâtifs et standard de photostimulation pour déterminer la façon dont le modèle d’apport en protéines pendant l’élevage influe sur l’état optimal à la reproduction; déterminer les indicateurs précoces de la dysfonction métabolique et reproductive. Peut-on utiliser des marqueurs, entre autres, le poids vif du poussin, la charnure de la poitrine, l’âge de la maturité sexuelle et la morphologie ovarienne, pour prédire efficacement le potentiel de reproduction?; suivre les changements des mesures du poids et de la charnure de tous les oiseaux dans les troupeaux commerciaux de poules reproductrices de type à griller et relier ces changements à la santé, la viabilité et le statut des oiseaux à la fin de la ponte. O a-t-il un profil idéal de croissance juvénile pour l’efficacité reproductrice à long terme dans un environnement commercial?

Renseignements généraux

On note une différence marquée dans la ponte des poules reproductrices de type à griller, tant chez les espèces que chez les producteurs. L’augmentation de l’alimentation de ces poules, surtout pendant la maturation sexuelle, doit être soigneusement gérée pour maximiser la ponte. Ce projet prend appui sur les travaux de plusieurs années menés à l’Université de l’Alberta pour mieux comprendre l’interaction entre l’apport en protéines et l’efficience reproductive des poules reproductrices de type à griller. Ces travaux sont instructifs, car ils permettent d’établir des profils de ces interactions pour des poules individuelles plutôt que pour des troupeaux entiers. L’objectif général de la recherche est de déterminer l’incidence sur les carcasses et le potentiel reproducteur de différents modèles d’apports en protéines sur des poules reproductrices de type à griller pendant la phase de croissance et d’utiliser l’information pour établir un profil de croissance doté d’un volet prédictif de la sensibilité à l’apport en protéines et au potentiel de reproduction.

Progrès réalisés

Progrès réalisés Le principal troupeau utilisé pour cette expérience comprenait 600 poulets Ross 308 et 600 poulets Ross 708. Durant la période de croissance, les poulets ont reçu une ration standard d’éleveur ou une ration contenant 3 % de plus ou 3 % de moins de protéine alimentaire équilibrée (les rations étaient équilibrées en fonction des 14 premiers acides aminés afin d’éviter toute confusion découlant d’une restriction d’acides aminés). Les poulets ont reçu les rations à teneur plus forte et moins forte en protéines durant un de quatre intervalles : 1-7, 7-13, 13-19 ou 19-25 semaines. La répartition de l’alimentation était identique dans les trois régimes alimentaires. Les poulets ont été nourris à volonté durant deux semaines et ils ont été ensuite soumis à un programme de restriction alimentaire de cinq de sept jours et ensuite nourris quotidiennement à compter de 17 semaines. On a prélevé plusieurs mesures au cours de l’expérience (poids vif, caractéristiques de la carcasse externe, rendement de poitrine, poids du coussinet adipeux, développement du système de reproduction). Tel que prévu, les poulets Ross 308 étaient plus lourds et les poulets Ross 708 ont donné un meilleur rendement de poitrine. L’alimentation n’a eu que peu d’effets sur les poulets avant la maturité sexuelle. À 17 semaines, on a placé un sous-ensemble de poulets dans des cages individuelles. Les poulets Ross 308 ont atteint la maturité sexuelle plus tôt. On ne s’attendait pas à ce que la modification de l’apport en protéines alimentaires durant l’intervalle d’une à sept semaines (lorsque la taille squélettique est atteinte) et dans l’intervalle de 19 à 25 semaines (lorsque le tractus reproducteur se développe) n’influerait pas les caractéristiques du système de reproduction ou de la carcasse lors de la maturité sexuelle. Les modifications à l’apport en protéines alimentaires ont influé le plus sur les caractéristiques de la carcasse à la maturité sexuelle durant l’intervalle de 13 à 19 semaines. L’influence du taux de protéines sur les caractéristiques ovariennes à la maturité sexuelle est la démonstration la plus précoce de l’influence de l’alimentation sur les ovaires, qui ne subissent habituellement aucun changement avant l’âge de 14 semaines. Les différences, bien que statistiquement importantes, ne sont pas énormes. L’importance des résultats se manifeste dans le fait qu’un changement de 3 % dans l’apport en protéines alimentaires peut avoir des effets longtemps après qu’il a été effectué. Ces résultats portent à croire qu’une alimentation riche en protéines pendant la phase de croissance n’est peut-être pas bénéfique pour le développement du système reproducteur. L’incidence réelle d’un traitement se situe dans les caractéristiques reproductives à long terme – production d’œufs et de poussins. Les taux de protéines alimentaires ont eu peu d’effet sur la production des œufs. L’alimentation a grandement influé sur le nombre d’œufs pondus ou d’œufs à incuber. Une alimentation à FAIBLE teneur servie aux poulettes (1 à 7 semaines) a mené à la ponte des œufs les plus petits. Une alimentation à FORTE teneur servie plus tard (13 à 19 semaines) surtout près de la maturité sexuelle a donné le taux de fertilité le plus bas. L’alimentation standard servie aux poulets Ross 308 et 708 a donné de bons résultats. La production de poussins a été réduite par la modification de l’apport en protéines alimentaires durant l’élevage. L’effet était le plus prononcé au début de la ponte. L’éclosabilité dans la production précoce (31 à 42 semaines) s’élevait à 89 % dans les poules de contrôle comparativement à 82 % et à 85 % respectivement pour les groupes à FORTE et FAIBLE teneur équilibrée. Les poules recevant un apport additionnel en protéines durant l’élevage ont produit huit poussins de moins que celles recevant un régime standard de contrôle. Dans une expérience connexe, on a donné une alimentation complète à des poulets durant une ou trois semaines. Les courbes de croissance devaient fondre les deux groupes à dix semaines. Tel que prévu, le groupe nourri durant trois semaines avait pris plus de poids, mais une fois soumis é une restriction alimentaire, il se comparait à l’autre groupe dans tous les aspects, o compris le développement reproductif apparent, à la fin de l’expérience de 16 semaines. L’uniformité était plus grande dans le troupeau nourri durant une semaine et elle était probablement attribuable à une transition plus en douceur vers la restriction alimentaire et une concurrence moindre pour la nourriture de la part des oiseaux plus agressifs. Les poulettes ont été soumises à la photostimulation à 17, 19, 21 ou 23 semaines. Tel que prévu, la photostimulation plus tardive a retardé le début de la maturité sexuelle, mais ces oiseaux ont atteint plus rapidement la maturation. La photostimulation tardive a entraïné un début de ponte plus constant et les poules ont pondu des œufs plus gros plus tôt. Ces résultats laissent entendre que des oiseaux plus adultes réagissent mieux à la photostimulation. On a aussi recueilli des données de deux troupeaux reproducteurs commerciaux de l’éclosion à la fin de la ponte. La grosseur des poussins avait peut de corrélation avec les caractéristiques de production et les dimensions à neuf semaines se prêtaient mieux aux prévisions. En moyenne, les poulettes plus légères avaient moins de gros follicules jaunes dans leurs ovaires et un pourcentage plus élevé d’entre elles ne pondaient pas. On a retourné le cloaque comme on le fait pour l’insémination artificielle pour voir si la poulette pondait ou non. Les poules plus lourdes avaient plus de gros follicules jaunes et trop de follicules peut entraîner la ponte d’œufs à double jaune et d’autres problèmes de reproduction).

Travaux à venir

On analyse les résultats dans le cadre du programme de la physiologie des reproducteurs. À mesure que les reproducteurs de poulets à griller améliorent leur potentiel de croissance et de dépôt du muscle de la poitrine, l’apport en protéines peut commencer à jouer un rôle plus important et mener à une réflexion sur l’élevage de troupeaux reproducteurs. Ce projet a cerné certains des problèmes auxquels nous ferons face.

Financement

144 000 $ (CRAC 19 000 $, AARI 90 000 $, Aviagen 35 000 $, Aviagen (en nature) 5 400 $)

Retour